Le maire de Londres Sadiq Khan fait parler de lui dans l’émission Quotidien

Sadiq Khan Quotidien

Mardi 13 mars, l’émission de Yann Barthès, Quotidien, diffusée sur TMC en France, a dédié un reportage à Sadiq Khan.

Si le maire de Londres a eu les honneurs de l’équipe cathodique française, c’est parce que la veille, il était sur la scène du SXSW, South by Southwest, conglomérat annuel de festivals de films, de médias interactifs et de musique qui se tient chaque année à la mi-mars à Austin, au Texas, États-Unis.

Sadiq Khan, comme le rapporte Quotidien (à partir de 12’50” dans la vidéo ci-dessous, NDLR) a lu à l’assistance les tweets haineux qui lui étaient adressés sur Twitter : “Sadiq Khan n’est qu’un terroriste musulman gay”,Tuez le maire de Londres, et vous serez débarrassés d’un terroriste musulman”... Certains de ces tweets sont d’ailleurs encore en ligne.

Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, le maire de Londres, élu en mai 2016, est musulman d’origine pakistanaise. Il a alors demandé sur scène : “Que se passe-t-il quand de jeunes garçons et filles, issus de minorités, voir ce genre de choses sur leur timeline ? Ou les vivent eux-même ?”.

Une campagne pour “en finir avec la haine”

Comme l’explique l’émission Quotidien, Sadiq Khan a ainsi pointé la responsabilité des réseaux sociaux et a estimé que leur intervention dans la suppression de ce genre de tweets ou la fermeture de compte de personnes appelant à la haine raciale n’était pas assez rapide.

Il n’a pas hésité non plus à expliquer que les précédents gouvernements et politiques n’avaient pas agi de manière efficace pour éviter ce genre de propos en ligne.

Cette intervention succédait à la mise en ligne ,par Sadiq Khan sur sa page Facebook, d’une vidéo de campagne sur les abus sur les réseaux sociaux et internet en général. Dans ce film de trois minutes, le politicien du parti travailliste y lit des messages racistes et offensants qui lui ont été envoyés sur Twitter, dont certains cités dans l’émission Quotidien.

Il y souligne là aussi le rôle de Facebook, Youtube et Twitter dans la propagation du discours de haine en ligne et exhorte les spectateurs à “#endthehate” (mettre fin à la haine, en français, NDLR).

La vidéo a été visionnée près de 270 000 fois et a recueilli des milliers de réactions.