En arrivant à Londres, Yohann Meignen s’est rangé des voitures pour devenir épicier

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Site internet : Le Coq Epicier

La capitale française n’avait aucun secret pour Yohann Meignen, qui y était chauffeur privé. “Je connaissais tout : les rues, les hôtels, les restaurants”, confie le trentenaire. Il lui arrivait même de partager la table de ses clients. “J’ai pu déguster de très belles choses”. C’est certainement ainsi que le Nantais d’origine a développé un palais hors pair et est devenu un fin connaisseur des bons produits. Mais il ne se serait certainement jamais douté que cela l’amènerait à ouvrir un jour sa propre épicerie fine.

Après avoir passé des années à conduire entre autres des ambassadeurs ou encore des touristes américains, d’abord pour le compte d’une entreprise de location de véhicules avec chauffeur, puis à son compte, Yohann Meignen a fait le choix de tout abandonner pour suivre sa fiancée à Londres. “J’ai adoré mon travail”, assure le Français, “mais quand je suis arrivé ici, j’ai eu envie de faire autre chose”.

Retrouver l’esprit français

Le couple s’installe à Londres il y a presque trois ans. C’est alors que l’ex-chauffeur privé se demande dans quoi se reconvertir. “J’ai pensé tout de suite à un concept autour de la restauration. Cela me trottait dans la tête depuis quelques temps”. Son frère, qui possède son propre restaurant, l’a aussi beaucoup inspiré. “J’ai remarqué qu’ici il n’y avait pas d’épicerie fine”. Yohann Meignen tient alors son idée et ne la lâche pas : il veut vendre des produits d’exception, venus de producteurs locaux français. “Créer une entreprise en Angleterre, c’est très facile. En deux jours, c’est fait”.

Le plus dur aura été la recherche du local. “La question essentielle est : où ai-je envie de m’installer ?”, confesse le Français. Alors il chausse ses baskets et fait le tour de la capitale. Enfin d’une bonne partie, là où une clientèle serait susceptible d’être intéressée par son épicerie : Hampstead, South Kensington, Clapham et… Angel. “J’avais envie aussi d’un lieu où je me sente bien, qui me ressemble”.

Yoann Meignen tombe sous le charme du Camden Passage à Angel, dans l’est de Londres. Une rue pavée, qui fait écho à cette ambiance quelque peu française. “Ce quartier a été un coup de foudre. Il y a la gare de King’s Cross à proximité, il y a beaucoup de Français qui vivent là, on est en ligne directe avec la City. Tout autour, il y a des petits magasins, comme le poissonnier juste en face du local que j’avais trouvé, je n’avais aucun concurrent direct à part le fromager anglais à côté, mais en fait on est plutôt complétaires”.

Des produits uniques

Yohann Meignen s’installe donc à Angel et ouvre “Le Coq Epicier”, il y a presque deux ans. “Mon objectif dès le départ était de proposer des produits choisis avec soins avec des producteurs locaux français qui ont élaboré des recettes originales et savoureuses à partir d’ingrédients de qualité”. Mieux, il veut que chaque producteur puisse être “fier comme un coq” de ses produits présentés en boutique.

Il travaille pendant une année sur son projet avant d’ouvrir sa boutique. “Je me suis rendu dans des salons spécialisés, j’ai passé des week-ends en Provence pour aller découvrir des producteurs ou aller goûter des produits”. Car pas question de proposer quelque chose à ses clients de Londres sans l’avoir testé lui-même avant.

Chez lui, on trouve des saucissons, des rillettes, du fromage comme du Comté affiné pendant 24 mois, des oeufs frais, de la tapenade d’olives, des petits biscuits, des Calissons, de l’huile d’olive, du pain, mais aussi du vin. Yohann Meignen veut sans cesse dénicher “la petite perle” pour ses clients. “90% des producteurs que je propose en magasin sont sur le marché anglais pour la première fois, c’est unique. Impossible de les trouver ailleurs à Londres”

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Site internet : Le Coq Epicier