Theresa May rejettera la faute sur la France en cas de non-accord sur le Brexit

Emmanuel Macron Theresa May Brexit défilé 14 juillet
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“Blame the Frogs”, soit littéralement “c’est la faute des Français”. Voilà la stratégie que la Première ministre britannique aurait imaginé en cas d’échec des négociations sur le Brexit.

C’est le Sunday Times qui révèle cette information dans les colonnes de son édition du dimanche 7 octobre. “Si tout se passe mal, le cercle restreint de (Theresa) May a déjà identifié un bouc émissaire : les Français, encouragés par la réaction de colère suscitée par l’opposition d’Emmanuel Macron à ses plans lors du récent sommet de Salzbourg”, explique le journal britannique.

La Première ministre profiterait en effet des dernières sorties politiques du président français, Emmanuel Macron, mais aussi de sa ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, qui ont clamé à plusieurs reprises que l’accord sur la sortie du Royaume-Uni ne se ferait pas au détriment de l’unité de l’Union européenne. En somme, pas d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord, mots qui font écho à ceux que Theresa May avait elle-même prononcés en janvier 2017.

Le Sunday Times cite un observateur pour expliquer cette stratégie : “Un éminent conservateur a déclaré : “Si Macron demande une reddition flagrante, ils peuvent (Theresa May et son équipe, NDLR) voir les avantages d’une campagne “Blame the Frogs” comme le seul moyen de survivre.””. Le but de Theresa May étant en effet de sauver sa place, elle qui cumule depuis le début de son mandat de Première ministre les attaques de son propre parti. Ces dernières semaines ont même été très difficiles avec les démissions successives du ministre du Brexit, David Davis, puis du ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson.

Cette place, elle la jouera aussi mercredi 17 octobre. Une rencontre décisive est effectivement prévue entre Theresa May et ses homologues de l’UE à Bruxelles. L’Union européenne doit à nouveau analyser les propositions du gouvernement britannique sur la sortie du pays du bloc. La dernière fois, le fameux plan Chequers avait été rejeté, notamment par Emmanuel Macron.