Exchange Theatre propose son festival d’été… en ligne

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Crédit : Exchange Theatre

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A défaut de pouvoir présenter les traditionnels spectacles de fin d’année de ses élèves pour cause de coronavirus, Exchange Theatre a décidé d’innover en proposant une diffusion du travail des apprentis comédiens sur internet. Baptisé Zoom Service, la web série du Workshop, ce festival en ligne sera visible en juillet et août depuis la page Facebook de la compagnie de théâtre, mais aussi via Twitter et Youtube. 

“Cela devait être la 14ème édition de notre festival”, explique David Furlong, co-fondateur du Exchange Theatre, “et pour la première fois de notre histoire, nous ne pouvions pas le proposer de manière traditionnelle”. Mais c’était sans compter la motivation des élèves et l’ingéniosité des professeurs de théâtre bilingues Catherine Béraud, Fanny Dulin et David Furlong. Car l’idée de diffuser les spectacles en ligne est née du travail réalisé pendant tout le confinement. “Il a fallu fermer l’espace de répétition et on ne savait pas quand on allait pouvoir rouvrir le théâtre”, expose David Furlong, “les élèves nous ont alors demandé comment ils pouvaient nous soutenir”. 

“Mettre les gens ensemble”

C’est alors que l’équipe de la compagnie leur a proposé de poursuivre les cours via la plateforme Zoom. Les quatre groupes, chacun composé de douze comédiens, répondent présents tout de suite. De quoi faire chaud au cœur. “Le but du théâtre est de mettre les gens ensemble”, analyse le co-fondateur, “et cela prend encore plus son sens dans la situation du coronavirus. Le confinement a pu paraître très isolant au début surtout pour des expatriés privés de leur vie sociale et qui sont loin de leur famille, d’où l’importance de maintenir son réseau”. 

Le premier Zoom Service, baptisé Les variations, a été mis en ligne mercredi 1er juillet. D’autre suivront toute la semaine. Le principe : la même scène, le même texte et trois versions différentes, deux personnages, puis quatre, puis six, une interprétation, puis deux puis trois… bref des variations sur un même thème comme du free-jazz au théâtre. Le mois de juillet se poursuivra ensuite avec Les incontournables, une série de sketches cultes de la télévision, extraits des meilleurs duos et trios comiques de l’humour. Les spectateurs découvriront ensuite Les 7 péchés capitaux, qui s’articule autour de sept saynètes d’auteurs de théâtre parmi les plus importants et écrites pour des amateurs. Enfin, Les turbulences, qui mettra en scène des invités d’un mariage haut(s) en couleur discutant du passé, présent et de l’avenir, extraits d’une pièce de Denise Bonal. 

Une compagnie qui a tout sa place sur la scène londonienne

Ce travail, précise David Furlong, a été supervisé entre autres par Fanny Dulin, son acolyte depuis plus de 20 ans et avec qui il a co-fondé il y a 14 ans Exchange Theatre. Leur duo, dit-il, est complémentaire. Lui d’origine mauricienne, baigné dans une forte culture anglo-saxonne et diplômé d’études d’art dramatique au Théâtre de Chaillot ; elle, française qui a fait toutes ses études d’arts du spectacle au Royaume-Uni. “On s’est rencontré il y a 20 ans, et on a voulu créer au départ une compagnie jouant des traductions de grands textes francophones pour les faire découvrir aux Britanniques”, confie le co-fondateur. Exchange Theatre se définit aujourd’hui comme “une organisation culturelle internationale dont le but est de dépasser les frontières physiques et culturels. Avec un univers visuel fort, des créations musicales originales et l’usage du multilinguisme, les productions de la compagnie offrent une expérience sensorielle totale”.

Forte de son expérience, la compagnie a su prendre durant ces deux décennies toute sa place sur l’échiquier culturel londonien, mettant en avant inclusion et diversité dans ses castings. En résidence pendant deux ans à l’Institut Français, puis nommé notamment dans la catégorie “meilleure production” au Off West End pour sa production du Misanthrope, Exchange Theatre a aussi reçu des subventions du Arts Council pour la pièce Noor. Autant de reconnaissances qui pousse l’équipe à continuer sur cette lancée. Reste à savoir quand les portes du théâtre pourront rouvrir. “On espère en septembre”, confesse David Furlong, “mais il n’y aura pas de représentations avant l’automne, car il faut en moyenne deux mois de répétitions pour être prêts”. En attendant, le théâtre se jouera en ligne tout cet été.

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