Cojean poursuit son développement à Londres avec trois nouvelles adresses

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Cojean est dorénavant à Selfridges

“Être à Selfridges, c’est prestigieux et cela nous offre une magnifique vitrine”, explique Marion Flipo. La directrice de marque chez Cojean se dit très fière de l’ouverture le 2 juin dernier, en plein confinement britannique, d’un corner au sein du Food Hall du grand magasin londonien. L’emplacement est sans conteste idéal puisque la nouvelle boutique, qui a une vue imprenable sur Oxford Street, est installée juste à l’entrée de la halle gourmande de Selfridges, donc impossible à manquer. 

C’est donc une quatrième adresse à Londres pour Cojean, qui avait ouvert déjà depuis son arrivée sur le sol anglais en 2014 trois autres “fast good” dans la capitale anglaise, dont deux dans la City (Chancery Lane et Lugate Hill) ainsi qu’un autre dans le quartier de Mayfair sur Berkley Street. Et l’enseigne parisienne ne compte pas s’arrêter là puisque deux autres emplacements devraient ouvrir d’ici la fin de l’année 2020, l’un à Moorgate et l’autre à Canary Wharf. “Nous objectif est de doubler notre présence d’ici 2021”, confie Marion Flipo. Ces nouvelles ambitions de maillage outre-Manche est notamment dû à l’arrivée en 2019 du nouveau président, Stéphane Jitiaux. Cet ancien dirigeant de chez Ladurée connaît bien le développement international et quand il a pris les clés de la “maison” Cojean, sa mission était claire : continuer à s’ancrer dans les territoires existants, à savoir Paris (où de nouvelles boutiques vont ouvrir dans les prochaines semaines) mais aussi Londres, qui voit donc son rythme d’ouverture de nouvelles boutiques augmenté. 

S’adapter aux palais londoniens

Cojean, créé en 2001 par Alain Cojean, un ancien de Mcdo, croit dur comme fer que ses magasins ont toute leur place dans la capitale anglaise. “Il n’existe pas d’offre équivalente aujourd’hui à Londres, c’est-à-dire qui mêle à la fois le côté healthy et fast food. Tous nos produits sont bio, même le pain, nos œufs viennent de poules élevées en plein air, plus de 50% de notre offre est végétarienne et vegan, nos poissons sont issus de la pêche durable, nous n’utilisons pas de gélatine animale, on vient de supprimer l’avocat sur notre carte car sa culture consomme trop d’eau et l’importation génère trop d’empreinte carbone”, énumère la directrice de marque. Qui poursuit la liste : “Le plastique que nous utilisons encore est recyclé et recyclable, on a lancé une gamme de produits réutilisables…”

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A Londres, pour son NoAvocado Toast, l’avocat a été remplacé par des petits poins made in Britain

Quand Alain Cojean, après avoir donc travaillé pour une chaîne comme Mcdo, a eu l’idée de son “fast good”, l’objectif qu’il s’était fixé était de vendre du bon, consommable rapidement mais aussi et surtout respectueux de l’environnement. Le sourcing des matières premières, à majorité locales, est donc une des principales préoccupations de l’enseigne française, qui voit en le Brexit, non pas un frein, mais une opportunité de développer davantage l’approvisionnement local des produits frais. La production est réalisée à Londres même, dans le laboratoire que Cojean a ouvert au moment de son installation dans la capitale anglaise. 

Cojean pourrait bientôt s’installer dans l’ouest

En six ans, le fast-good, qui aura donc 6 adresses au total d’ici 2021, a fait sa place, en s’adaptant aussi aux palais des locaux. “On propose par exemple beaucoup plus de sandwiches à Londres qu’à Paris, ainsi que plus de plats chauds, à base de poisson et de viande. On fait aussi très attention à notre offre végane”, commente Marion Flipo. Cojean a même imaginé un produit spécialement pour les Anglais : le egg brioche. “Ils adorent, ça a tellement bien marché qu’on a décidé d’exporter le concept en France !”. La responsable analyse aussi le succès de la marque grâce à la rapidité de service. “On sert 10 clients à la minute tout en restant attentifs à la qualité”, se félicite-t-elle. 

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Cojean vient de sortir un tout nouveau menu “yogi”

Si la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus et le confinement ont quelque peu, comme pour la plupart des commerces, freiné l’activité, Cojean ne doute pas de l’avenir. “On sait que les gens vont revenir. D’ailleurs, on le constate déjà”. Une reprise lente – surtout dans une City bien désertique depuis des semaines -, mais bien présente, assure la directrice de marque. D’autres secteurs de Londres semblent aussi déjà intéressés Cojean pour poursuivre son développement. Après l’est et le centre, c’est l’ouest qui pourrait être servi, avec notamment en ligne de mire South Kensington et Chelsea. Mais pour l’heure, Cojean se prépare à ses deux prochaines ouvertures automnales, à Canary Wharf et Moorgate.