Relation post-Brexit : le dernier coup de pression sur les négociations

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Crédit : Shutterstock / lazyllama

C’est un jeu du chat et de la souris qui commence à devenir quelque peu lassant. Quatre ans après le référendum sur le Brexit, trois ans après le début des discussions, deux ans après le premier accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, un an après la prise de fonction de Boris Johnson en tant que Premier ministre, rien n’a vraiment évolué. Une nouvelle fois, les deux parties ne s’entendent pas sur leur relation future. Sauf que là, la possibilité de les voir se serrer la main sur un texte commun n’est presque plus envisageable, alors que la période de transition arrive à échéance dans deux mois.

La situation actuelle “ne laisse aucune base” pour trouver un accord, a expliqué Michael Gove, conseiller au cabinet de Boris Johnson. Le Britannique s’adressait lundi 19 octobre après-midi devant le Parlement pour faire le point sur les négociations en cours avec l’Union européenne. Sans changement de gouvernail de Bruxelles, les discussions s’arrêteront nettes, a-t-il continué. Il a accusé le bloc européen de ne pas jouer le jeu des négociations, empêchant d’une certaine manière l’île de reprendre le contrôle sur sa souveraineté.

Cependant, la porte reste entrouverte, a assuré le conseiller, arguant qu’un no-deal n’était pas l’option “préférée” par le gouvernement britannique, qui se préparerait tout de même déjà à ce cas de figure, parlant d’un accord à l’australienne, autrement dit sous la réglementation de l’Organisation mondiale du commerce.

Pendant l’intervention de Michael Gove, le négociateur en chef pour l’UE, Michel Barnier, a de son côté tweeté que l’Union européenne était prête à intensifier les discussions dès cette semaine, sur la base des textes juridiques. “Nous attendons maintenant la réaction du Royaume-Uni”, a ainsi conclu le Français.

Cela voudrait-il dire que les échanges vont pouvoir reprendre ? En tout cas, le conseiller du cabinet de Boris Johnson, en apprenant la nouvelle, s’est félicité de cette “initiative constructive de la part de l’UE”. Pour lui, c’est la “fermeté” du gouvernement britannique qui a ainsi porté ses fruits. “Je préfère regarder vers l’avenir avec optimisme plutôt que nécessairement regarder en arrière avec colère”, a-t-il ensuite déclaré aux députés.