Margaux Cras choisit Londres pour lancer sa marque de salon de coiffure

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Site internet : Margaux Salon

Elle n’a que 27 ans, et pourtant Margaux Cras en a beaucoup à raconter. La jeune Française a débarqué à Londres il y a six ans et est aujourd’hui patronne de son salon de coiffure et de beauté, Margaux Salon. La Lilloise ne doit la concrétisation de son rêve qu’au travail.  “J’ai toujours voulu être coiffeuse d’aussi loin que je me souvienne. Ma mère, ma grand-mère et ma tante sont ou ont été coiffeuses”, précise Margaux Cras.

Cette passion pour la coiffure ne l’a jamais lâchée, même quand ses parents lui ont interdit formellement à 15 ans de se lancer dans l’apprentissage du métier. “Ils voulaient que je fasse de longues études”. Mais l’adolescente ne veut rien entendre. Sac sur le dos, elle file, malgré les réticences de sa mère et son père, à Cannes. En plein festival, elle frappe à la porte du coiffeur-partenaire de l’événement. Elle qui n’a jamais touché une paire de ciseaux étonne le propriétaire des lieux avec son bagou. “Je me suis présentée tous les matins, pendant trois jours, devant sa porte, le suppliant de me laisser travailler pour lui”. Margaux Cras finit par le convaincre et décroche un poste d’assistante.

A la fin de l’été, elle rentre à Lille plus déterminée que jamais. Ses parents lui donnent finalement leur accord pour son apprentissage. A 18 ans, à la fin de ses études et malgré la proposition d’un contrat fixe dans un salon, la jeune femme part vivre l’aventure à… 16 000 kilomètres, direction l’Australie. “Je ne parlais pas un mot d’anglais. Je ne suis vite rendue compte que ce ne serait pas simple”. Mais son audace finit par payer à nouveau. Elle décroche un poste dans un salon à Sydney, où elle restera 9 mois. Puis elle s’envole pour Bali, avant de finalement rentrer en France.

En pleine crise économique, celle qui n’a pas froid aux yeux se lance un nouveau défi : ouvrir son propre salon. La Lilloise n’a que 20 ans mais se fait rapidement une clientèle composée de notables. Six mois après l’ouverture, le commerce tourne à plein régime. Mais Margaux Cras en veut plus. “Je me suis dit : qu’est-ce que je fais maintenant ?”. Ouvrir un deuxième salon ? C’est le hasard qui va répondre à sa question. “Un ami qui vivait à Londres m’a proposée de venir passer un week-end”.

Margaux Cras, qui avait entre-temps décidé de vendre son commerce, se laisse convaincre. Alors qu’elle se balade à Soho, elle s’arrête devant un salon et c’est la révélation. “Il y avait de la musique à fond, des jeunes, c’était un style complètement déjanté, un côté de la coiffure que je ne connaissais pas”. Elle entre et là encore convainc le patron, “au culot”, de l’embaucher.

L’aventure londonienne commence ainsi. Après ce premier poste, elle est embauchée dans un salon à Chelsea, avant qu’une nouvelle opportunité se présente à elle. La marque Dessange veut s’implanter en Angleterre et aux Pays de Galle et la contacte. Un challenge de taille, qui ne se concrétisera pas. “Je ne m’étais pas rendue compte sur le moment de l’enjeu. L’idée de représenter la marque Dessange, que j’admire depuis toujours, était belle. Mais je me suis dit pourquoi ne pas créer moi aussi ma propre marque”.

A l’été 2016 avec son compagnon, Vincent Doucet, elle se lance dans la création de son salon, avec comme distinction : l’utilisation de produits bio et naturels que ce soit pour les cheveux ou les ongles. Un an plus tard, en novembre dernier, Margaux Salon ouvrait ses portes. La jeune chef d’entreprise espère maintenant que sa marque se développera dans Londres et pourquoi pas devenir un jour la nouvelle Dessange de la coiffure. “Je continuerai à travailler dur comme je l’ai toujours fait”.

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