Français de Londres, le Canada vous veut

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Recherche d'emploi au Canada : Kennedy Garceau 

Avec le contexte actuel au Royaume-Uni – Brexit, incertitude sur le statut des citoyens européens… -, de nombreux Français pensent déjà à préparer leur retour au pays ou mieux, à migrer vers d’autres contrées. C’est le cas par exemple d’Antoine, qui taira son nom de famille pour plus de discrétion.

Ce Français, arrivé à Londres il y a trois ans, ne pensait pas qu’un vote changerait ses projets professionnels. “J’ai été abasourdi, comme beaucoup d’expatriés, par le résultat du référendum”, raconte le jeune homme, qui travaille dans le développement de technologies. “Au départ, je me suis dit que cela n’allait pas changer ma vie, mais au final l’ambiance a quelque peu changé, et puis on ne sait toujours pas à quelle sauce on va être mangé, nous citoyens européens”.

Antoine a donc décidé de changer de pays et envisage de s’expatrier au Canada. “Le Premier ministre a l’air dynamique et le marché du travail plus intéressant. En plus, ce n’est pas loin des Etats-Unis et cela pourrait être une étape intermédiaire”.

Plus de facilité pour immigrer

Le Canada est d’ailleurs en pleine opération séduction auprès notamment des Français établis dans la capitale anglaise. Sous Justin Trudeau (actuel Premier ministre, NDLR), le gouvernement canadien a ainsi mis en place un programme spécial de mobilité francophone. “Le but est de favoriser la migration des compétences linguistiques françaises dans les régions anglophones. Le recrutement et l’obtention d’un permis de travail sont aujourd’hui plus simples pour ces régions du pays”, analyse Emilie Saulnier, directrice acquisition de talents Europe-Canada chez Kennedy Garceau. Cet organisme, qui a ouvert un bureau à Londres en octobre dernier, aide les Européens à la mobilité en les soutenant et guidant dans leur recherche d’emploi. “Nous ne sommes pas des agents d’immigration, mais un bureau de ressources humaines international”, prévient la jeune femme.

Des moyens ont ainsi été octroyés pour attirer les candidats français et francophones. Ce que confirme Carl Beauchamp, conseiller en communications, section immigration, réfugiés et citoyenneté auprès du gouvernement du Canada. : “La promotion visant spécifiquement les francophones est une priorité pour le Canada et des ressources y sont dévouées. Depuis le 6 juin 2017, des points supplémentaires sont octroyés aux candidats ayant des solides compétences en français par l’entremise du système de gestion des demandes d’immigration économiques du Canada, appelé “Entrée express””.

Des séminaires en ligne pour préparer l’expatriation

Le Haut-commissariat du Canada à Londres organise aussi très souvent des “webinars”, séminaires en ligne pour informer les candidats à l’expatriation des démarches à suivre pour migrer de l’autre côté de l’Atlantique. C’est le cas jeudi 22 février. Ces ateliers “sont un moyen facile et efficace d’atteindre un grand nombre de participants et de fournir des informations supplémentaires aux questions que les candidats peuvent avoir”, explique Carl Beauchamp, 

L’organe représentant le gouvernement canadien est également présent aux foires d’emplois et de recrutement à Londres et dans les environs. L’objectif ? Faire la promotion de l’immigration dans les communautés francophones du Canada situées hors Québec. La province francophone demeure d’ailleurs la destination de choix de “la majorité des immigrants d’expression française au Canada”. Selon une récente évaluation, le pourcentage le plus élevé d’immigrants d’expression française s’installant au Canada hors Québec avaient l’intention de s’établir soit à Toronto (31 %) soit Ottawa (21 %).

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Montréal et la province du Québec reste le territoire le plus prisé par les Français et Francophones.

Plein emploi et meilleure qualité de vie

Mais qu’est-ce qui pousse les Français à immigrer au Canada ? Les raisons sont multiples, comme le rappelle Carl Beauchamp : “Profiter de possibilités d’emploi en français et en anglais, parler en français et en anglais dans la vie de tous les jours, apprendre l’anglais ou perfectionner les compétences dans cette langue, fréquenter des écoles de langue française, profiter de services communautaires, de soins de santé ou de services de garde en français, obtenir le soutien des collectivités francophones afin d’aider au processus d’établissement dès le départ…”

Pour Emilie Saulnier, d’autres facteurs peuvent également pousser ses compatriotes de Londres à vouloir immigrer de l’autre côté de l’Atlantique. “Le Brexit, mais surtout le marché du travail qui connaît le plein emploi, la croissance sur l’ensemble des provinces, la qualité de vie”, détaille la jeune femme. Concernant ce dernier point, elle explique qu’au Canada, le rapport au travail est totalement différent. “On arrête de travailler à 16 ou 17 heures pour se consacrer aux loisirs. L’équilibre entre la vie professionnelle et privée se fait très naturellement”.

Une immigration qui ne se prend pas à la légère

L’expérience de la jeune femme lui a montré que les deux principales populations européennes qui migrent vers le Canada sont les Britanniques et les Français. Pour ces derniers, le Royaume-Uni est une bonne étape pour ensuite s’expatrier vers le continent nord-américain. “Le terrain de l’emploi est plus simple à Londres, on peut aussi se rassurer sur son niveau d’anglais. Partir au Canada, c’est ensuite une manière de sortir de sa zone de confort, de la culture européenne”, étaye Emilie Saulnier.

Les profils recherchés sont divers mais ce sont surtout des migrants hautement qualifiés que le Canada espère débaucher. Cependant, avant d’envisager une expatriation aussi lointaine, Emilie Saulnier prévient : “Il y a des questions à se poser avant de se lancer dans les démarches. Par exemple, celle du climat. Si on a peur du froid, il vaut mieux faire quelques voyages en amont en hiver afin de se confronter à la réalité”. Une réalité, qui inclut d’autres données à prendre en compte pour préparer cette immigration, comme les différences culturelles, l’environnement et surtout l’éloignement familial.

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