Avec “So choux”, Sophie Gendarme passe de l’événementiel à la pâtisserie

so choux sophie gendarme

Elle ne voulait pas être une simple “femme d’expat’”. Sophie Gendarme, aujourd’hui à la tête de So choux, a eu une très belle carrière à Paris, en tant que directrice de presse de l’agence d’événements “Event International”. Directrice de la communication du salon du chocolat à Paris, directrice presse pour de grandes marques comme Heineken et Kraft Food, il était donc inenvisageable que la Française se croise les bras en suivant son mari à Londres en 2012.

Ce qui était certain en revanche, c’est que Sophie Gendarme ne voulait plus travailler dans la communication. “J’avais plus de quarante ans, mes enfants étaient petits. En plus, je n’avais aucun réseau ici pour me relancer dans le métier d’attachée de presse”, commente la Française. Alors quoi faire ? “Je me suis dit que j’avais évolué ces dernières années dans le monde de la gastronomie et que je pourrais peut-être envisager un projet dans le domaine”.

D’abord l’envie de monter une épicerie fine

Elle tâtonne longtemps, le temps qu’une idée germe dans son esprit. “J’ai des origines corses, alors j’ai pensé à monter une épicerie fine que j’aurais appelé “Of Corse””. Mais le projet est vite abandonné, car trop compliqué à mettre en place. “Pour que ça marche bien, il aurait fallu que j’ouvre un petit espace restauration, et c’était trop lourd à gérer”.

Qu’à cela ne tienne, Sophie Gendarme a plus d’une idée dans sa tête. “Je voulais faire des tartes comme “Tarte Julie” à Paris. Mais ce sont mes enfants qui m’ont vraiment donné la base de mon projet”, confie l’expatriée. Ses bambins sont fans de… macarons. “J’avais un ami qui en cuisinait chez lui en France et je lui en achetais souvent pour mes enfants. Je me suis dit : pourquoi je ne m’y mettrais pas aussi ?”.

so chouxEt c’est ainsi qu’est né So choux. “Je savais une chose : il fallait être “mono-produit”, c’est ça qui fonctionne aujourd’hui”. Mais quel est le rapport entre les choux et les macarons, vous direz-vous ? “Au départ, je me suis dit que chaque macaron aurait son chou, mais je n’ai finalement pas eu le temps de lancer le projet jusqu’à aujourd’hui”.

Un nouveau local, des nouveaux projets

Car Sophie Gendarme, qui confesse qu’elle ne cuisine pas du tout chez elle, a préféré d’abord se concentrer sur la maîtrise complète de la confection du macaron. “J’ai pris des cours, j’ai avalé des centaines de vidéos et de recettes jusqu’à ce que ce soit parfait. Ce qui est bien dans la pâtisserie, c’est qu’il faut suivre les instructions à la lettre, c’est au gramme près”. A la maison, raconte-t-elle, c’était “macarons nuit et jour”. En 2013, So choux est officiellement lancé et les commandes arrivent rapidement grâce au bouche-à-oreille.

Les débuts de l’entreprise se font dans sa cuisine, mais très vite, Sophie Gendarme doit trouver plus d’espace et loue alors des cuisines dans des boulangeries-pâtisseries du côté de Fulham. Mais son rêve, c’est d’avoir son propre atelier. Cinq ans après s’être lancée, elle vient enfin d’en trouver un à Parsons Green. Elle va donc pouvoir proposer son projet initial, autrement dit un macaron couplé de son chou. “Les clients pourront aussi venir chercher, s’ils le souhaitent, directement leur commande sur place”. Ce nouvel espace lui permet également de proposer des ateliers, pour enfants et adultes, de confection de macarons.