Franck Charlier veut convertir les Londoniens à la tarte flambée alsacienne

Flamour tarte flambée où manger à Londres
Franck Charlier propose une version originale du plat de sa région, la tarte flambée. Crédit : William Besse

Franck Charlier est alsacien et fier de l’être. Au point de lancer à Londres Fl’Amour pour faire partager au plus grand nombre la spécialité de cette région française : la Flammekueche ou tarte flambée. Mais pas tout à fait comme l’originale, “mais cela ne lui enlève rien au goût”, promet-il.

En mode rectangulaire, halal (les lardons sont à la dinde) ou végétariennes, normale ou gluten free, salée ou sucrée… bref adaptées aux goûts des Londoniens : voici la version de la tarte flambée vue par Franck Charlier. “J’avais envie que tout le monde puisse goûter ce plat typique de ma région”, confie le Français, “mais j’ai tenu à garder l’authenticité du goût”. Et ce, grâce aux produits utilisés en majorité importée de France.

“J’ai toujours aimé cuisiner. Je me souviens encore de ma grand-mère aux fourneaux et moi à ses côtés”. Franck Charlier n’en fera cependant pas son métier. En tous les cas, pas du tout de suite. En 2001, à 20 ans, le Strasbourgeois débarque à Londres, où il suit sa petite-amie de l’époque. “J’avais fait un bac économie et sciences sociales et du coup en arrivant ici, j’ai pris des cours par correspondance pour obtenir un BTS commerce international”, raconte le Français, “et parallèlement je suivais des classes du soir en anglais”.

Des soirées jet set à la gastronomie

Puis, il décroche un diplôme en graphisme et web design et se lance alors comme freelancer et travaille beaucoup avec des night clubs pour leur réaliser leurs prospectus. Une rencontre va changer ses plans il y a une dizaine d’années. “J’ai fait la connaissance d’un Français qui travaillait dans l’événementiel. J’ai alors commencé à exercer dans le domaine aussi”. Franck Charlier crée deux entreprises, la première Unight puis la seconde Glitterati Parties. A l’époque, il organise alors des soirées VIP avec des invités de marque tels que le rappeur américain Nas, le groupe Black Eyed Peas ou encore de célèbres footballeurs.

Mais après quelques années, le jeune homme décide de tout stopper. “Ce n’était pas vraiment compatible avec une vie de couple”, avoue-t-il. Le hasard va encore bien faire les choses pour le Strasbourgeois. “Un jour, j’ai emmené ma copine, Clémentine, en Alsace en vacances. Elle vient de Paris et ne connaissait pas la région”. Et encore moins la tarte flambée. “Quand elle y a goûté la première fois, ça a été le coup de foudre”, rit Franck Charlier.

Flamour où manger à LondresCela lui donne alors une idée. Pourquoi ne pas proposer ce plat typique de sa région natale à Londres? “Ici, c’est assez difficile de trouver de la tarte flambée traditionnelle”, assure-t-il, “je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire”. Ça tombe bien sa mère lui a offert un four spécial pour confectionner ce met. L’an dernier, il commence son activité avec des pop-ups dans Londres. “J’ai tout de suite vu l’engouement, les retours étaient très positifs”.

C’est à ce moment-là que le Français apprend que le bar “Eclipse” à Chelsea cherche quelqu’un pour louer sa cuisine et proposer de la “fingerfood”. “Puis, tout est allé très vite”. Il y a trois mois, Franck Charlier prend alors la décision de lancer sa propre entreprise, qu’il baptisera Fl’Amour, contraction de “Flammekueche” et “glamour”. Il s’entoure alors de trois partenaires – Jérémy Gatto, William Besse et Niel Raithatha -, dont les deux premiers avaient déjà collaboré avec lui sur ces précédentes expériences entrepreneuriales.

Ce n’est que le début pour Fl’Amour, dont les tartes flambées seront servies à “Eclipse” dès le premier août mais aussi livrables via UberEats et Deliveroo, mais cela n’empêche pas Franck Charlier de rêver à plus grand. “Je voudrais ouvrir une autre cuisine à Londres, je viens aussi de demander des autorisations pour être présent sur des food markets”. L’objectif de l’Alsacien de 37 ans, qui va être bientôt papa pour la première fois ? “J’espère qu’à mes 40 ans tout sera en place, avec cinq ou six snacks ouverts dans la capitale”