Eric Kayser veut ouvrir de nouvelles boulangeries à Londres

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Erci Kayser dans sa boutique londonienne de Baker Street, ouverte en janvier 2017.

Il a ouvert sa première boulangerie à Londres dans le quartier de Baker Street le 13 janvier 2017. Un an et demi après, Eric Kayser se dit “très satisfait” de l’accueil qui lui a été fait par les Londoniens “et les Français”. Ce succès donne envie à l’entrepreneur de s’installer dans d’autres lieux de la capitale. Mais pour le moment, tout reste en suspens… pour cause de Brexit.

“Tous les chefs d’entreprise que j’ai rencontrés à Londres m’ont dit la même chose : ils sont dans l’attente”, confie Eric Kayser. L’artisan boulanger devenu entrepreneur, et dont les boutiques fleurissent dans le monde entier, n’a d’autre choix lui aussi que d’attendre, même si la future sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne freine ses ambitions d’expansion dans la capitale anglaise. “Je surveille ce qu’il se passe, j’essaie de comprendre, de voir comment parle le marché”, poursuit Eric Kayser.

Pourtant, Londres reste pour lui une des capitales où il faut être. “C’est une ville où il y a un vrai mélange de nationalités”. Une aubaine pour promouvoir la qualité de ses produits et du savoir-faire français. Il est vrai que dès l’ouverture de sa première maison à Londres, le chef d’entreprise voyait déjà plus grand. “L’emplacement à Baker Street était parfait avec son grand sous-sol, qui nous permet de réaliser une production pour d’autres magasins plus petits”. Eric Kayser avoue d’ailleurs avoir déjà visité de nombreux autres locaux à Londres pour y développer son enseigne. “J’ai vu une dizaine d’emplacements ces derniers mois”, confirme le Français, “mais les loyers ici sont très chers et puis, il y a donc aussi le Brexit, donc je reste attentif, mais mon projet est toujours en cours”.

Certains quartiers de la capitale en ligne de mire

Parmi les quartiers qui l’attire, il cite King’s Cross-St Pancras, Knightsbridge ou encore South Kensington. “Cette ville est tellement grande qu’on pourrait imaginer s’installer dans divers endroits, j’aimerais à terme ouvrir trois ou quatre autres magasins”, résume Eric Kayser. La boutique de Baker Street compte actuellement une vingtaine de salariés et les produits proposés ont été adaptés au palais des Britanniques. “On fait par exemple beaucoup de sandwichs aux œufs. En fait, on a repensé les recettes côté restauration, mais celle du pain reste la même, toute comme l’offre en viennoiseries”.

En attendant d’y voir un peu plus clair sur le Brexit et ses conséquences, le Français poursuit son développement à l’international. Outre les Etats-Unis, l’Europe, l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient, l’Afrique… où il est déjà bien implanté, l’artisan boulanger travaille sur de nouveaux projets comme des boutiques en Chine, au Viêt-Nam, en Australie ou encore… en Mongolie. “Deux cas de figure peuvent se présenter : soit c’est un pays où j’ai décidé de m’installer ou ce sont des propositions qui me sont faites. J’étudie tout et je regarde ce qui peut être le plus intéressant”, confie le chef d’entreprise.

D’ailleurs, s’il reconnaît que son travail est une des conséquences de ce succès, Eric Kayser tient à préciser que la chance a joué aussi son rôle. “C’est un long apprentissage et cursus. On doit apprendre à comprendre comment les choses fonctionnent, trouver les bons salariés, bien s’entourer. Moi, je ne suis que le chef d’orchestre de tout cela. Mais c’est aussi une question de chance et il faut savoir remercier la vie de temps en temps des opportunités qu’elle nous offre”.