De la Formule 1 à la rencontre avec le grand public, l’artiste Olivia Davis aime prendre des virages différents

Olivia Davis, de père canadien anglophone et de mère française, est une artiste peintre, installée depuis maintenant plus de 30 ans en Angleterre. Elle vient tout juste de participer à la 17ème édition du salon The Other Art Fair, dont l’objectif est de rendre plus visible le travail d’artistes auprès d’un public désireux de le découvrir.

Née en France, Olivia Davis commence dès ses 3 mois son aventure internationale. Elle vit les 11 premières années de sa vie au Québec puis fait de nombreux allers-retours entre la France, l’Angleterre, le Canada et la Suisse. Celle qui voulait être architecte d’intérieur se dirige finalement vers des études d’arts appliqués. Au milieu des années 1970, elle décide de mettre ses connaissances au profit d’un centre pour handicapés mentaux où elle travaille au travers de la thérapie par l’art. C’est en 1985 qu’elle s’installe définitivement en Angleterre, lorsqu’elle se fiance avec son compagnon de nationalité anglaise. Sa carrière d’artiste peintre commence alors véritablement.

L’industriel sous le prisme de l’art

Dans les tableaux de l’artiste française ressort toujours son admiration pour l’architecture industrielle, qui remonte à son enfance. Son arrière-grand-père, Auguste Rateau, était un ingénieur célèbre et son beau-père un ingénieur et architecte d’intérieur. Ses grands-parents français habitaient du côté du Champs de Mars et la Tour Eiffel fascinait Olivia Davis lorsqu’elle leur rendait visite. Et même au Canada, elle adorait observer le Pont du Québec, en effet construit comme la Tour Eiffel. La Française se souvient : “Nous allions souvent à un aquarium près de ce pont. Ce n’était pas l’aquarium qui m’intéressait, c’était de voir l’édifice”.

Olivia Davis développe aussi un rapport très proche avec le monde artistique dès son plus jeune âge. Militaire de formation, son père “avait un talent extraordinaire pour la peinture et la création. Il créait des bateaux pour s’amuser”, raconte-t-elle. Sa grand-mère française était quant à elle sculptrice et était toujours entourée d’artistes. Devenir artiste peintre à son tour était finalement “la suite naturelle des choses”.

De Formule 1 à Noir sur Noir

Celle qui a exposé dans de nombreux pays tels que le Canada et les Etats-Unis s’est très vite rendu compte qu’elle souhaitait peindre ce qu’il lui plaisait et non pas dicter son art selon les attentes du public. Le choix d’Olivia Davis était visiblement le bon, puisqu’une de ses premières séries, Formule 1, a été présentée dans beaucoup de grands championnats automobiles et d’autres événements liés à ce milieu.

Comme dans Formule 1, l’artiste “aime rendre vivantes les formes géométriques”. Olivia Davis reprend d’ailleurs de cette série le motif damier mais se dirige avec les suivantes vers un style plus minimaliste et monochrome. A l’aide de la technique du pointillisme, dont elle tire l’inspiration de l’art aborigène qu’elle a pu observer lors de ses nombreux voyages en Australie, elle crée de la texture sur le tableau pour attraper la lumière. Le fait de jouer avec cette dernière permet de faire ressortir de la couleur, bien que ses tableaux soient ton sur ton, comme ses séries Noir sur Noir ou Blanc sur Blanc.

La rencontre avec le public

La Française a donc participé à The Other Art Fair début juillet. Outre la fierté d’avoir ses tableaux sélectionnés, le salon était important pour Olivia Davis. Lorsqu’elle expose pour des événements spéciaux, tels que des grands championnats automobiles, elle n’a généralement pas la possibilité d’échanger avec le “grand public”. The Other Art Fair permet à l’artiste, en plus de se présenter lui et ses œuvres, d’observer la réaction des visiteurs et d’interagir avec eux. Le salon a ainsi été “une expérience encourageante”, témoigne la Française, “j’apprends énormément du public”. 

Olivia Davis travaille actuellement avec des décorateurs d’intérieur mais également des particuliers qui lui passent commande. En effet, l’artiste peintre s’adapte aux requêtes de chacun par rapport à ses tableaux de base, notamment concernant la taille du canevas. Elle attend également une réponse pour confirmer sa participation à la nouvelle édition de The Other Art Fair qui aura lieu en octobre. Nul doute qu’elle sera positive.