Brexit : l’Union européenne consent à un report jusqu’au 31 janvier 2020

L'Union européenne consent au report du Brexit jusqu'au 31 janvier 2020
Crédit : Flickr / Kancelaria Premiera

Après les réticences exprimées en fin de semaine dernière, la confiance semble de retour, lundi 28 octobre, au sein de l’UE. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a en effet annoncé dans la matinée sur son compte Twitter que “les 27 ont accepté la demande britannique d’un report flexible du Brexit au 31 janvier 2020”.

Cette date était déjà évoquée depuis plusieurs jours et devient donc la nouvelle date butoir à laquelle le Royaume-Uni devra avoir organisé et mis en œuvre son retrait. Au préalable, Boris Johnson devra cependant parvenir à faire voter par le Parlement les lois de mise en application du deal décroché à Bruxelles jeudi 17 octobre dernier.

A la fin de son tweet, Donald Tusk, a également précisé que “la décision doit être formalisée par écrit”, excluant par conséquent la tenue d’un nouveau sommet européen. Cette précision peut aussi laisser entrevoir que ce report concédé à la Grande-Bretagne pourrait s’accompagner de garanties, comme par exemple le caractère non-renégociable de l’accord.

La perspective des élections anticipées a favorisé le consensus

Devant l’impasse du gouvernement britannique, la quasi-totalité des États membres du bloc européen, à l’exception de la France, avaient fait entendre leur consentement au délai supplémentaire sollicité par Downing Street. Paris préférait en effet jusque-là opter pour un “report technique” à échéance du vendredi 15 novembre, bloquant de fait la demande. Mais le gouvernement tricolore a finalement lâché du leste après que les signaux favorables à la tenue d’élections générales anticipées à la mi-décembre se sont multipliés outre-Manche durant le week-end du 26 et 27 octobre. Si les travaillistes se sont montrés frileux à l’idée d’un nouveau scrutin, dont le projet sera soumis au vote de la Chambre des Communes lundi 28 octobre, les Libéraux-démocrates ainsi que le SNP écossais ont quant à eux laissé entendre leur approbation.