Diplômé d’économie, Guillaume Loyau a tout misé sur le pouvoir des images

guillaume loyau londres yalding media

En savoir plus

Plus d'informations : ici

Au sortir de ses études d’économie, Guillaume Loyau n’imaginait sans doute pas se réinventer un jour en vidéaste professionnel. Adepte du statut de freelance qui lui a permis d’exercer en tant que consultant en stratégie d’entreprises pendant une douzaine d’années, le Français a entamé un nouveau départ en créant, en janvier 2018, Yalding media. Devenue en juillet dernier son activité principale, sa société de communication multimédia est aujourd’hui en charge de la production de certains clips vidéo du prestigieux King’s College London. Une reconversion éclair qui laisse ainsi un champ des possibles encore inexploré au chef d’entreprise de 38 ans.

Un économiste devenu youtubeur amateur

Natif de Melun, en banlieue parisienne, Guillaume Loyau y a décroché un baccalauréat scientifique en 1999 avant d’intégrer le cursus économique de l’université Panthéon-Assas. Après un master en finance, il en sort diplômé en 2004 et enchaîne alors plusieurs stages dans le monde des affaires. Dérouté par une importante charge de travail couplée à des amplitudes horaires importantes, le Français décide alors de s’expatrier à Londres en 2006. “Je me suis dit qu’il était intéressant de venir au Royaume-Uni quelques mois pour apprendre l’anglais et je suis finalement resté”, déclare-t-il avant d’ajouter, “même s’il m’a fallu quelques mois avant de décrocher mon premier boulot”. Pendant ce temps, le jeune homme gagnait sa vie tant bien que mal en donnant des cours de français à des Britanniques débutants.

Une fois bien installé à Londres, il s’est alors appuyé sur sa formation universitaire pour vendre ses services de conseiller en stratégie d’entreprises. Enchaînant les missions, Guillaume Loyau acquiert au fil des années une certaine notoriété dans ce domaine de compétence qui n’était alors que très peu développé dans l’Hexagone. Dans les faits, cette activité l’amène à proposer des solutions à des problèmes internes aux sociétés tels que la recherche de performance et de compétitivité.

Deux déclics conduisent finalement le Londonien d’adoption à la vidéo. Le premier intervient en 2014 lorsque ce dernier s’improvise youtubeur amateur en lançant sa chaîne (depuis supprimée, ndlr) sur laquelle il partage des recettes de cuisine. “Je n’y connaissais rien mais ça m’a donné l’occasion d’apprendre à filmer et à monter des vidéos”, raconte celui qui, séduit par l’expérience, s’est alors équipé d’un matériel quasi-professionnel. C’est finalement en visionnant – fin 2017 – un spot promotionnel sur internet que Guillaume Loyau décide de sauter le pas après avoir réalisé qu’il “aurait pu faire mieux”.

Canary wharf from greenwhich yalding media guillaume loyau
Crédit : Yalding Media

“J’ai l’impression d’être un artisan”

Début 2018, c’est en parallèle de ses activités de consultant que le Français lance Yalding media. A tâtons, le natif de Melun développe sa technique au travers de collaborations avec des personnalités locales pour qui il réalise gratuitement des vidéos en attendant de pouvoir monnayer ses services. “C’était une stratégie gagnant-gagnant”, résume-t-il. Transformant rapidement l’essai, Guillaume Loyau se construit progressivement un socle de connaissances théoriques lui permettant de tirer profit de sa nouvelle passion. “Mon parcours a le mérite de m’avoir fait comprendre les attentes des entreprises”, explique le Français qui vante désormais le “pouvoir de connexion” créé par une bonne vidéo entre une entreprise et de potentiels clients.

L’affaire s’est ensuite étoffée “petit à petit” avec les sollicitations de clients qui “font la différence” comme le King’s College London. A tel point que la vidéo est devenue, depuis juillet dernier, l’activité à plein temps du jeune chef d’entreprise. Couvrant aussi bien des événements que des conférences et des campagnes de promotion, Guillaume Loyau se plaît visiblement dans son travail d’autodidacte. “J’aime particulièrement filmer des gens passionnés par ce qu’ils font, et ce, d’autant plus que j’ai l’impression d’être un artisan qui a la chance d’accompagner sa création du début à la fin”, confie-t-il.

Désormais, l’avenir de sa société semble passer par une montée en gamme lui permettant de se démarquer d’une industrie “très atomisée et concurrentielle”. Ainsi, le nouveau challenge du trentenaire pourrait bien être d’accompagner les start-ups tricolores dans leur développement digital à l’international.

En savoir plus

Plus d'informations : ici