Avec Second Closet, le seconde main n’a jamais été aussi tendance

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Charlotte Rouland et Amélie de Vivies, les fondatrices de Second Closet

Elles se sont connues à l’école… enfin à l’école de leurs enfants. L’une est installée à Londres depuis 15 ans, l’autre depuis seulement un an et demi. Mais c’est leur passion commune pour la mode qui les a amené à se lier d’amitié et à fonder Second Closet. Un pop up bimestriel de vêtements de seconde main qui se déroulait jusqu’ici à Fulham mais qui prendra bientôt aussi ses quartiers à Shoreditch. Un autre événement attend également les fondatrices, car pour fêter leur un an d’existence, Amélie de Vivies et Charlotte Rouland viennent de lancer leur boutique en ligne. 

Bousculer les idées reçues sur le seconde main

“Second Closet, c’était pour nous l’occasion de créer une nouvelle économie circulaire. Les vendeuses sont des acheteuses qui sont elles-mêmes des potentielles vendeuses”, expliquent les deux trentenaires. Les deux cheffes d’entreprise, contactées le plus souvent via les réseaux sociaux, se rendent ainsi chez la personne intéressée à vendre ses vêtements. “Là, on fait une sélection de pièces à domicile”. Pour constituer la collection qu’elles présenteront dans leurs pop-ups bimestriels, seules les pièces issues des dernières saisons et en parfait état sont sélectionnées, précisent Amélie de Vivies et Charlotte Rouland. “Et on ne vend que ce qu’on aime”, ajoutent les Françaises. Dans leur sélection, toutes les marques – de Zara à Dior – mais aussi toutes les tailles. “Notre ambition est de rendre le seconde main accessible à toutes les femmes”, insistent les jeunes femmes. 

Second Closet est le premier concept de ce genre à avoir été lancé à Londres, et Amélie de Vivies et Charlotte Rouland en sont plutôt fières. Leur premier pop-up a eu lieu le 29 mars 2019 et en un an, 5 rendez-vous ont déjà été organisés du côté de Fulham. Tout a commencé après une rencontre à la sortie de l’écoles de leurs enfants. Amélie de Vivies et Charlotte Rouland sympathisent et se lient rapidement d’amitié. La première est arrivée à Londres il y a 15 ans et a travaillé dans la gestion de projets opérationnels dans la mode pour enfants chez Bonpoint. “Parallèlement, j’avais également monté mon entreprise de chapeaux”, précise Amélie de Vivies. La seconde s’est installée dans la capitale anglaise il y a près de deux ans. A Paris, Charlotte Rouland était styliste mais après avoir traversé la Manche, elle a fait une pause dans sa carrière professionnelle. “J’avais envie d’accompagner mes enfants dans leur nouvelle vie”, assume la jeune femme, “et puis, il y a eu ce moment où j’ai eu envie de reprendre une activité en lien avec la mode”.

Leur rencontre tombe alors à point nommé. Autour de cafés, ces deux passionnées “brainstorment” pour dessiner leur projet. “On a constaté une vraie vague du seconde main. Les femmes veulent être stylées, mais en consommant autrement”, justifient les deux associées. Exit la fashion mode et bonjour la mode éco-responsable. “On avait vraiment envie de contribuer à ce changement de mentalité”, confient Charlotte Rouland et Amélie de Vivies. Elles savent qu’à Londres, leur concept peut trouver un écho. “En France, les charities shops n’existent pas. On a des dépôts-ventes ou Emmaüs, mais qui souffrent d’une image péjorative. Avec Second Closet, nous voulions montrer qu’on pouvait être à la mode, sans que ce soit ‘cheap’, et avec des prix accessibles”, résument les jeunes femmes. 

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“Fières d’avoir créé une entreprise qui a du sens”

Chacune avec leurs qualités – Amélie de Vivies dans l’opérationnel et Charlotte Rouland dans le stylisme -, elles créent donc leur projet, qui naît d’abord grâce à leur réseau d’amies. Puis grâce aux réseaux virtuels comme Instagram elles se font connaître et la blogueuse derrière Mon Petit Closet leur accorde même sa confiance. Un vrai coup de projecteur qui leur permet de récupérer de nouvelles jolies pièces pour leur première collection. Après le premier pop-up en mars 2019, le bouche-à-oreille fait aussi son effet. Depuis 4 autres ont été organisés dans l’ouest de la capitale. Leurs clientes sont autant françaises qu’anglaises et sont âgées de 25 à 60 ans. “Quand les femmes viennent nous voir, on est aussi là pour les conseiller dans leurs achats. Le plus important pour nous est qu’elles repartent avec une pièce qu’elles aiment et non qu’elles se sentent obligées d’acheter pour acheter”, résument Charlotte Rouland et Amélie de Vivies.

Pour fêter les un an d’existence de Second Closet, les deux jeunes femmes ont décidé de passer à l’étape suivante. Depuis vendredi 24 janvier, elles ont lancé une boutique en ligne, “toujours avec cette idée de rendre la mode la plus accessible possible”, justifient les associées. Leur prochain pop-up aura quant à lui lieu en mars prochain dans l’est de Londres cette fois-ci. Une manière de commencer à tisser leur toile dans la capitale.

C’est donc deux nouveaux projets qui attendent les jeunes femmes, plus épanouies que jamais. “C’est beaucoup de travail entre les sélections de pièces, l’organisation des pop-ups”, détaillent-elles. Car elles tiennent à être très claires : Second Closet, c’est du sérieux et en aucun cas un passe-temps. “On est fières d’avoir créé une entreprise qui a du sens”, concluent Amélie de Vivies et Charlotte Rouland.