L’annonce a été faite par le directeur du Tour de France mercredi 19 mars à Edimbourg, en présence du Premier ministre écossais, John Swinney, de la duchesse d’Edimbourg et du coureur britannique Mark Cavendish : l’édition 2027 du plus grand événement cycliste prendra son élan depuis la capitale écossaise, avant de sillonner l’Angleterre et le Pays de Galles. Une bonne nouvelle pour UK Sport, agence gouvernementale responsable des principaux événements sportifs au Royaume-Uni, qui plaidait l’an dernier pour une nouvelle candidature à l’accueil de la grande compétition de cyclisme.
« C’est un immense honneur d’accueillir le Tour de France en Écosse. Nous savons qu’il s’agit de l’une des compétitions les plus emblématiques et les plus inspirantes du sport, et que l’Écosse offre un cadre idéal pour les grands événements », a ainsi réagi le Premier ministre écossais. Cela faisait presque vingt ans que les Écossais avaient manifesté leur envie d’accueillir le grand départ du Tour de France. La première fois aux débuts des années 2000. « Patrice Clerc, alors patron d’Amaury Sport Organisation, avait été approché par ses connaissances dans le milieu du golf en Écosse. Une autre lettre de candidature remonte à plus loin, encore, adressée à la Société du Tour de France (l’ancêtre d’ASO) en 2003, mais elle n’avait pas suscité plus d’intérêt que ça, au point qu’aucune réponse n’avait été envoyée en retour », écrivent nos confrères de l’Equipe.
Aussi, si l’Ecosse également montré son intérêt pour accueillir le Tour en 2014, la distance avec la France avait été un frein à sa candidature. Mais, comme l’a expliqué Christian Prudhomme, un nouveau règlement de l’Union cycliste internationale permet une fois tous les quatre ans, « un joker pour partir le vendredi, ce qui change fondamentalement la donne ». Un joker déjà utilisé en 2022 pour le départ depuis Copenhague.
Finalement, le Tour de France aura mis 20 ans a répondre favorablement à la candidature de la capitale écossaise. « Mais on sait qu’on va partir d’une ville magique. À titre personnel, Édimbourg est une de mes villes préférées. Il y a tout : les pierres d’autrefois, le château médiéval qui domine la ville, le Royal Mile jusqu’au palais de Holyrood qui est formidable ; on a la colline et ces champs de lande, c’est-à-dire qu’à un quart d’heure à pied du centre-ville, on a l’impression d’être perdu dans la lande, et puis la mer est juste là », a confié le directeur du Tour, rappelant que « dans le Tour de France, ce qui est très important, ce sont les prises de vue en hélicoptère. Édimbourg et l’Écosse offriront donc une toile de fond magnifique ».
Ce sera donc la troisième fois que le Royaume-Uni accueillera le départ de la Grande Boucle, après Londres en 2007 et Leeds en 2014. En 2027, après le lancement à Edimbourg le vendredi 2 juillet, les équipes devront affronter leurs trois premières étapes en traversant l’île britannique jusqu’au pays de Galles, avant un retour en France le lundi 5 juillet.
Autre particularité de ce Tour de France dans deux ans : les femmes feront également leur départ depuis la Grande-Bretagne, une grande première. Tous les détails devraient être dévoilés à l’automne prochain.
Restera à savoir où regarder les deux événements depuis la grande île puisqu’ils ne seront plus retransmis gratuitement sur ITV à partir de 2026.