Brexit : les députés britanniques veulent renégocier l’accord, l’Union européenne refuse

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C’est ce que l’on appelle un dialogue de sourds. Mardi 29 janvier, les députés britanniques étaient appelés à approuver ou rejeter sur l’accord sur le Brexit négocié entre Theresa May et l’Union européenne. Mais ils ont finalement voté des amendements apportés par divers de leurs collègues sur le texte, déjà présenté par la Première ministre mardi 15 janvier dernier et qui avait été rejeté en masse.

Si lors de ce second vote, les parlementaires ont finalement dit non à l’option d’un Brexit sans accord – cela s’est joué à 18 voix -, rien n’a vraiment avancé. En effet, une majorité d’entre eux ont validé l’amendement du député Sir Graham Brady, demandant entre autres à renégocier le point crucial de la frontière irlandaise, le fameux backstop. Mais pas question pour l’Union européenne, qui a immédiatement réagi par la voix du porte-parole du président du Conseil européen, Donald Tusk : “L’accord de retrait est et reste le meilleur et le seul moyen d’assurer un retrait ordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le backstop fait partie de l’accord de retrait et l’accord de retrait n’est pas ouvert à la renégociation.”

L’Union européenne a aussi expliqué qu’elle était prête à se séparer du Royaume-Uni sans accord. “Nous poursuivrons nos préparatifs pour tous les résultats, y compris un scénario de non-accord. Nous poursuivrons également le processus de ratification de l’accord conclu avec le gouvernement britannique par l’UE”, indiquait le communiqué. Cette déclaration a été appuyée dans la foulée par celle du Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, qui a répété que l’accord sur le Brexit n’était pas renégociable. Plus tôt dans la journée, le président de la République française, Emmanuel Macron, a tenu les mêmes propos.

C’est ce que l’on appelle donc être dans une impasse. Theresa May le sait. Elle a même confié lors de son discours après le vote qu’elle savait que l’Union européenne avait “un appétit limité” pour accepter un tel changement dans l’accord initial. “Négocier cela ne sera pas facile”, a-t-elle reconnu. Mais le temps presse car la sortie officielle du pays du bloc est toujours fixée au 29 mars prochain… jusqu’au prochain rebondissement.