[Article partenaire] Face à l’incertitude économique et géopolitique, les dirigeants français basés en Europe affichent une confiance mesurée. Entre prudence et conviction, ils esquissent une stratégie d’ancrage raisonnée.
Frenchfounders, le réseau business francophone à l’international, publie la première édition de son Observatoire des dirigeants français à l’international. Le résultat : un rapport inédit, construit à partir des réponses obtenus de CEOs, fondateurs, top-exécutifs et investisseurs francophones avec des enjeux à l’international ; réalisé dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.
Malgré les incertitudes, une confiance qui tient
62% des dirigeants francophones à l’international se déclarent confiants dans le climat économique de leur zone d’activité. En Europe hors France, ce chiffre atteint 57%.
Cette région révèle pourtant une dichotomie d’image. D’un côté, les dirigeants établis hors d’Europe : seuls 33% jugent l’Europe comme une zone attractive pour investir ou développer une activité, quand l’Asie-Pacifique (61%) et l’Amérique du Nord (45%) concentrent l’essentiel des appétits. De l’autre, les dirigeants qui opèrent effectivement en Europe hors France : 6 sur 10 valident son potentiel commercial.
Un écart qui dit beaucoup : l’Europe se comprend de l’intérieur, rarement de loin.
La confiance sans l’engagement
Pour autant, cette confiance du terrain peine à se traduire en actes. Seuls 41% des dirigeants basés en Europe envisagent d’augmenter leurs investissements en 2026. L’explication tient en deux chiffres : 41% citent la baisse de la consommation comme frein principal à leur expansion, 36% pointent l’accès aux financements.
Face à ces contraintes, la réponse des dirigeants est nette. 86% font du recrutement local une priorité absolue en 2026. À peine 16% envisagent de rapatrier des talents français. Ce choix traduit une conviction forgée sur le terrain : on ne réussit pas sur un marché depuis l’extérieur.
Et côté intelligence artificielle (IA) ? Sur la zone, seuls 39% des dirigeants jugent son rôle déterminant en 2026. Ils l’ont majoritairement intégré dans les opérations et les ventes.
Mais il faut aussi prendre de l’avance, anticiper. Et c’est une autre ressource que citent les dirigeants à l’international pour aiguiller leurs décisions business.
L’intelligence collective comme ressource stratégique
Dans ce contexte, 90% des dirigeants considèrent les échanges avec leurs pairs comme importants pour valider leurs décisions ; un tiers les jugent même prioritaires. 83% citent le partage d’expériences comme premier atout de ces échanges, devant les opportunités commerciales (52%) et l’intégration locale (32%). C’est précisément ce que Frenchfounders, présent dans 19 villes à travers le monde dont Londres, observe et accompagne.
Dans un environnement où les réponses institutionnelles tardent et où les marchés évoluent vite, l’expérience partagée entre pairs devient une ressource à part entière. Ce que confirme l’Observatoire en creux : face à l’incertitude, les dirigeants ne cherchent pas de grandes théories. Ils cherchent ceux qui ont déjà traversé les mêmes eaux.
De l’analyse à l’action, il n’y a qu’un pas. Vous êtes dirigeant français à Londres et souhaitez rejoindre une communauté qui se pose les mêmes questions et y répond ensemble ? Le Club Frenchfounders Londres est fait pour vous.
Pour accéder aux résultats complets — stratégies 2026, intégration de l’IA, dynamiques par secteur et par zone géographique — le rapport est disponible en téléchargement.
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